La répétition en institution : pour le meilleur et pour le pire

Santé
Théâtre Adyar 4, square Rapp - 75007 Paris
Le vendredi 2 décembre 2016

 

 

  

vendredi 2 décembre 2016
de 08:30 à 09:00
Accueil des participants
de 09:00 à 09:30
Introduction

Charlotte COSTANTINO : Psychologue clinicienne, Pôle adolescent de la Clinique Villa des Pages (CLINEA), Psychanalyste membre de la SPP.

Patrice HUERRE : Psychiatre des hôpitaux, Président de l’Institut du Virtuel Seine Ouest (IVSO), Coordinateur des unités de pédopsychiatrie du groupe CLINEA-ORPEA, Psychanalyste.

de 09:30 à 09:50
Trois questions sur la répétition

Gilbert DIATKINE : Psychanalyste, membre formateur et ancien président de la SPP

de 09:50 à 10:00
répétition et clinique institutionnelle

Table ronde présidée par Mariane Veilleux- Psychologue clinicienne, Clinique de l’Alliance (CLINEA)

Discutant : Alain Braconnier- Psychiatre, ASM 13, Paris, Psychanalyste

de 10:00 à 10:30
Répétition, transfert, substitution dans le traitement institutionnel des psychoses

Vassilis Kapsambelis- Psychiatre, Psychanalyste membre de la SPP, Directeur du centre de psychanalyse et de psychothérapie Evelyne et Jean Kestemberg (ASM13)

de 10:30 à 11:00
“Répète un peu pour voir !’’ À l’écoute des variations en institution

Valentine HAGMANN : Pédopsychiatre, Hôpital de Jour du Soins - Etudes de la Clinique Georges Heuyer (FSEF)

Anne-Marie MONVILLE : Infirmière Hôpital de Jour du Soins - Etudes de la Clinique Georges Heuyer (FSEF)

Benoit SERVANT : Psychiatre, Psychanalyste membre de la SPP, Hôpital de Jour du Soins - Etudes de la Clinique Georges Heuyer (FSEF)

de 11:00 à 11:20
Pause
de 11:20 à 11:30
La répétition pour grandir, la répétition pour vieillir ?

Table ronde présidée par Catherine Fourques : Psychologue clinicienne, Résidence retraite Klarène (ORPEA)

Discutant : Pierre Charazac : Psychiatre honoraire des hôpitaux, Psychanalyste membre de la SPP Lyon, Professeur à l’Ecole des Psychologues Praticiens à Lyon

de 11:30 à 12:00
Quand l’enfant ne joue pas

Véronique LAURENT : Psychiatre, Psychanalyste membre de la SPP, Responsable des Unités René Diatkine (ASM13)

de 12:00 à 12:30
Clara ou la vie sur le fil... : entre répétitions stériles et répétitions symboligènes

Anaïs RESTIVO-MARTIN : Psychologue clinicienne, Psychanalyste IPP/SPP, Clinique La Chavannerie (CLINEA)

Elysé LINDE : Psychologue clinicien, Clinique La Chavannerie (CLINEA)

de 12:30 à 13:00
Retenir le temps qui passe. Tourments et entêtements dans l’œuvre tardive d’Eugène Ionesco

Benoît VERDON : Psychologue clinicien, Psychanalyste, Professeur de psychologie clinique et de psychopathologie, Laboratoire "Psychologie clinique, psychopathologie, psychanalyse" (PCPP), Institut de psychologie, Université Paris Descartes - Sorbonne Paris Cité.

de 13:00 à 14:25
Pause
de 14:25 à 14:30
Transmission et répétition

Table ronde présidée par Catherine Ducarre: Psychologue clinicienne, Pôle adolescent de la Clinique Villa des Pages, Psychanalyste IPP/SPP

Discutant : Michel Dugnat: Pédopsychiatre, psychiatre en périnatalité, PH responsable de l’Unité Parents-Enfant Service Pr F. Poinso CHU Sainte-Marguerite (APHM), Co-président de la World Association for Infant Mental Health (WAIMH)-France.

de 14:30 à 15:00
Le travail psychique de transformation dans les groupes et les familles

Philippe ROBERT : Psychanalyste membre de la SPP, Professeur de psychologie clinique et de psychopathologie, Laboratoire "Psychologie clinique, psychopathologie, psychanalyse" (PCPP), Institut de psychologie, Université Paris Descartes - Sorbonne Paris Cité, Président de la SFPPG (Société Française de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe).

de 15:00 à 15:30
Répétition des vécus traumatiques précoces et transmission intergénérationnelle des contenus aveugles

Régine PRAT : Psychologue, Psychanalyste membre de la SPP et de l’Association Francophone des Formateurs à l’Observation de Bébé selon Esther BICK

de 15:30 à 16:00
La répétition dans les processus archéologiques

Laurent OLIVIER : Archéologue, Conservateur en chef du Patrimoine, Responsable du département d'Archéologie celtique et gauloise au musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye

de 16:00 à 16:20
Pause
de 16:20 à 16:30
La répétition au delà du principe de plaisir ?

Table ronde présidée par Julie Platiau: Psychologue clinicienne, Clinique Villa des Pages (CLINEA).

Discutant : Christophe Ferveur: Psychologue, Psychanalyste membre de la SPP, Centre Colliard - Relais Etudiants Lycéens (FSEF),APEP

de 16:30 à 17:00
La démentalisation: un enjeu de la compulsion de répétition

Christine JEAN-STROCHLIC : Psychiatre, Psychanalyste membre titulaire formateur de la SPP, membre de l’IPSO

de 17:00 à 17:30
• Répétition, compulsions, rituels obsessionnels : d’une scène de ménage à l’autre

Vincent ESTELLON : Psychologue clinicien, Psychanalyste, Professeur de psychopathologie clinique université Montpellier III

de 17:30 à 18:00
Conclusion
Théâtre Adyar 4, square Rapp - 75007 Paris

L'institution de soin, du simple fait qu’elle constitue souvent un recours dans des histoires marquées par le trauma et l’effraction, est un des hauts lieux d'expression et de manifestation de la répétition, de manière manifeste ou latente, consciente ou inconsciente. Mais comment l'appréhender ?

Dans les premiers temps de la vie, la répétition favorise l’accès à la symbolisation. Partant de son prototype, le fameux jeu de la bobine, on conçoit très bien combien elle donne forme aux événements en leur attribuant peu à peu un sens, comment elle permet de se les figurer, de les penser, de les nommer. Plus tard, elle alimente très largement le matériel même du soin psychique, lorsqu’elle est une mise en scène féconde où s’actualise la problématique inconsciente du patient, lorsqu'elle permet l'accès à la remémoration. Pourtant, elle devient parfois une résistance redoutable dans laquelle peut s’enrayer le processus : quand la répétition ne répète plus qu’elle-même, elle finit par épuiser ses propres soubassements fantasmatiques et peut devenir une rengaine lancinante, un disque rayé, métaphore souvent évoquée. Elle enferme alors tous les protagonistes du voyage thérapeutique dans une aliénation stérile. La répétition peut être tout à la fois le début d’une solution, qu’un véritable poison dans un processus thérapeutique. Comment permettre que la répétition serve plutôt qu’elle ne desserve le travail psychique en institution ? Comment le dispositif institutionnel peut-il être investi comme le lieu d’une mise en scène plutôt que le lieu d’une mise en acte répétitive ? Comment les acteurs des soins psychiques en institution tolèrent-ils et traitent-ils les mouvements de répétition à la fois singuliers et collectifs ?