L'insolence du symptôme en collaboration avec de Débats en Psychanalyse

Théâtre Déjazet, 41 boulevard du temple, 75003 Paris
Le vendredi 20 mars 2020

 

vendredi 20 mars 2020
de 08:30 à 09:00
Accueil des participants
de 09:00 à 10:00
OUVERTURE, CONFERENCE INTRODUCTIVE

OUVERTURE Charlotte Perrin-Costantino - Isabelle Martin-Kamieniak

CONFERENCE INTRODUCTIVE « Le symptôme dans la société » Alain Ehrenberg

de 10:00 à 11:15
Le symptôme : un message en quête d’une traduction ?

Table ronde présidée par Elisabeth Ferreira – Discutante : Kalyane Fejtö

• La grammaire du symptôme dans le soin à plusieurs partenaires. Emmanuelle Chervet

• Quand le psychanalyste travaille le symptôme au corps. Agnès Lauras-Petit

de 11:15 à 11:45
Pause
de 11:45 à 13:00
Le symptôme : être ou avoir ?

Table ronde présidée par Mariane Veilleux – Discutant : Christophe Ferveur

• La mélancolie : être ou avoir ? Jean-Nicolas Despland

• Le caractère du symptôme et le symptôme de caractère. Vassilis Kapsambelis

de 14:30 à 15:45
Le roc du symptôme

Table ronde présidée par Julie Platiau – Discutant : Roland Havas

• 1, 2, 3… Symptôme ! Marie-Laure Léandri

• Symptôme extra-psychique, mises en scène du corps dans la clinique contemporaine. Pablo Votadoro

de 15:45 à 16:15
Pause
de 16:15 à 17:30
Le symptôme : un trouble-fête ?

Table ronde présidée par Anaïs Devaux – Discutant : Alain Braconnier

• Le symptôme en psychopathologie du travail : entre réalité psychique et réalité sociale. Isabelle Gernet

• L’institution poste frontière. Catherine Ducarre

de 17:30 à 17:45
CONCLUSION Charlotte Perrin-Costantino - Isabelle Martin-Kamieniak

CONCLUSION Charlotte Perrin-Costantino - Isabelle Martin-Kamieniak

Théâtre Déjazet, 41 boulevard du temple, 75003 Paris

Le symptôme psychique est décidément insolent : d’aucuns voudraient le faire disparaître au plus vite, et pourtant souvent il résiste, se transforme, provoque. Tandis que du point de vue médical le symptôme n’est qu’un écart pathologique vis-à-vis de la norme, Freud a su reconnaître en lui un compromis résultant d’une conflictualité au sein de la psyché : un compromis entre désir et interdit mais aussi, au-delà du principe de plaisir, un « poste frontière » qui permet de défendre le Moi contre l’angoisse. La conservation des symptômes peut alors à l’extrême relever de la survie psychique. L’analyste se doit donc de distinguer les configurations où peut être dégagé le sens refoulé inhérent au symptôme de celles où il s’agit de contribuer à « créer » un sens à ce qui s’exprime à l’insu total du sujet. Véritable création, le symptôme s’inscrit en tout cas dans une relation intersubjective qui peut interroger les modalités du complexe d’Œdipe comme du lien primaire. Ce n’est donc que dans la relation transférentielle que sa dynamique peut être rejouée et déjouée. Car il ne s’agit pas tant bien sûr de se satisfaire de sa persistance que d’ouvrir vers d’autres modalités possibles d’être au monde, et pour cela la psychanalyse  ne saurait faire l’impasse sur les versants érotiques et destructeurs de la pulsionnalité humaine .

A l’occasion de la parution du numéro de Débats en Psychanalyse (Puf) sur le symptôme en 2018 et de deux numéros de la revue Clinique, paroles de praticien en institution en 2020, les équipes éditoriales de ces publications s’associent lors de ce colloque pour proposer une réflexion commune qui s’adresse à la fois aux praticiens en cabinet et en institution.

Avec la participation: Emmanuelle Chervet, Charlotte Costantino, Jean-Nicolas Despland, Catherine Ducarre, Alain Ehrenberg, Isabelle Gernet, Agnès Lauras-Petit, Marie-Laure Léandri, Isabelle Martin-Kamieniak, Vassilis Kapsambelis, Pablo Votadoro

Et aussi: Alain Braconnier, Anaïs Devaux, Kalyane Fejtö, Elisabeth Ferreira, Christophe Ferveur, Roland Havas, Julie Platiau, Mariane Veilleux