Guider l’évolution des établissements sociaux et médico-sociaux : sens et méthodes

Le jeudi 2 juin 2022

               

                  

jeudi 2 juin 2022

Genèse de la formation


Courant 2020, le GEPSO fait le choix de réorganiser ses commissions de travail thématiques. La Commission « Évolution de l’offre des établissements » voit le jour avec pour mission d’accompagner les réflexions elles actions des établissements et services adhérents dans leur transformation et leurs projets.

Huit professionnels issus des secteurs du handicap (enfants et adultes) et de la Protection de l’Enfance composent cette commission nationale. Leurs premiers travaux ont conduit à l’organisation de cette journée technique en se basant sur les préoccupations remontées des adhérents.

D’autres manifestations et publications verront le jour dans les prochains mois et années avec le souci permanent de nourrir et soutenir les établissements et service et les acteurs du terrain au bénéfice des usagers.

 

Problématique


La personnalisation des réponses est aujourd’hui un marqueur éthique dans l’action des établissements et services sociaux et médico-sociaux. La transformation de l’offre est devenue au fil des années l’algorithme
conduisant les directeurs à la manœuvre, à un jeu d’équilibre entre les accompagnements dans et hors les murs.


Ce défi de l’équilibre face à l’impératif du changement continu vient questionner notre capacité :


• À prendre part à la démarche prospective d’identification des besoins des usagers ;

• À conduire le changement des pratiques professionnelles et à accompagner l’émergence de nouveaux métiers ;

• À construire et animer le réseau de partenaires sur le niveau de territoire pertinent ;

• À optimiser les moyens.

 

Argumentaire


Les établissements publics sociaux et médico-sociaux (ESMS) ont un engagement de solidarité pour la reconnaissance et l’accès aux droits des publics en situation de vulnérabilité, en particulier les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les enfants relevant de la protection de l’enfance. Ces droits sont régulièrement rappelés par la loi.

Dès lors, les ESMS doivent être au cœur de leur bassin de vie, autant porteurs d’accompagnements dédiés à la situation spécifique des usagers, que moteurs d’une sensibilisation des acteurs de la société civile, qui inscrivent leur action hors champ médico-social. C’est par le postulat que les ESMS publics ont un rôle déterminant à jouer dans le soutien à l’accès aux droits et aux choix de vie que l’on peut comprendre l’intérêt de transformer l’offre vers plus d’inclusion.

L’inclusion est donc un moyen de parvenir à plus de citoyenneté, ce n’est pas une fin en soi. Est-ce possible pour tous, sachant que certains individus sont très vulnérables ? Quel est le rôle des ESMS publics garants d’une certaine inconditionnalité de l’accueil et de la bientraitance auprès des personnes accompagnées ? Que devient l’institution sur son bassin de vie, est-elle destinée uniquement à un certain public ? Ses missions sont-elles centrées exclusivement sur de l’accueil inconditionnel ? Doit-elle redéfinir ses modalités d’intervention ?

Le soutien dans l’accès aux droits et à la citoyenneté semble préfigurer un espace de coopération et de coordination plus important avec les acteurs de la société civile (acteurs socio-économiques et culturels, Éducation nationale...). Le secteur médico-social accroît son interdépendance avec d’autres secteurs avec lesquels il ne partage pas nécessairement la même culture professionnelle. S’engager dans cette démarche de coopération implique de porter un message fort, voire d’exercer une
certaine influence. Comment les ESMS peuvent-ils être à l’initiative de ces rapprochements de culture ? Comment bâtir les ESMS impliqués de manière accrue dans la société civile, en s’inscrivant dans le respect des grands principes de la fonction publique ? Comment conduire ce changement de posture conséquent tout en restant garant d’accompagnements de qualité à toutes les personnes accompagnées ?

Dans ce processus de transformation des ESMS, l’accompagnement des professionnels semble cardinal. Coopérer et coordonner, tout en assurant les missions élémentaires auprès des publics concernés exige de développer des nouvelles pratiques chez les professionnels de l’accompagnement. Cela nécessite aussi de repenser les organisations des établissements.

Comment donner sens et méthode à ce processus de changement ?