34e congrès de l'UNIOPSS "Aujourd'hui, les associations construisent demain... Parlons-en !"

Rennes
Du vendredi 13 mai 2022 au samedi 14 mai 2022

vendredi 13 mai 2022
samedi 14 mai 2022
Rennes

Aujourd'hui, les associations construisent demain… Parlons-en !

 

Le 34 e Congrès de l'Uniopss, qui a rassemblé à Rennes plus de 1 000 participants, a été pour les acteurs associatifs de santé et de solidarité, un temps fort de mobilisation et d'interpellation des pouvoirs publics sur les réformes à conduire, avec comme boussole, un projet solidaire renouvelé.

« Aujourd'hui, les associations construisent demain… Parlons-en ! » Tel était le thème du 34 e Congrès de l'Uniopss qui s'est déroulé les 13 et 14 mai 2022 au Couvent des Jacobins de Rennes.

Cet événement fut l'occasion de réaffirmer le pouvoir d'agir et d'innover des associations, de débattre des défis du nouveau quinquennat, avec la volonté de peser sur les réformes à venir.

Construit avec le réseau des Uriopss, des adhérents nationaux et le concours spécifique de l'Uriopss Bretagne, ce 34 e Congrès s'est attaché à mettre en lumière les initiatives associatives à l'œuvre sur les territoires, pour renouveler le débat public, contribuer à une alternative pour les politiques publiques, ajuster en continu les pratiques et améliorer en profondeur la qualité de vie pour et avec les personnes concernées.

Dans un contexte de tension et de marchandisation constante, y compris de l'action sociale, l'Uniopss a également mis en avant un projet solidaire renouvelé, guidé par le vivre ensemble, l'attention aux plus précaires, en favorisant les conditions d' un juste équilibre entre l'économie, l'écologie et le social.

Tables rondes, conférences-débat grand public, ateliers et forums ont ponctué ces deux jours de questionnement, de débats, d'interpellation et de construction collective, pour une véritable transformation sociale.

 

 

PARTENAIRES

                                                                         

                                                         

                                                               

 

Avec le concours de 

 

 

vendredi 13 mai 2022
Nathalie Appéré
Maire de Rennes, Présidente de Rennes Métropole
Loïg Chesnais-Girard
Président de la région Bretagne
Olivier Hammel
Vice-président de l'Uniopss
Stéphane Mulliez
Directeur général de l'ARS Bretagne
Gilles Rolland
Président de l’Uriopss Bretagne
Gilles De Margerie
Commissaire général de France Stratégie
Anne Salmon
Philosophe et sociologue, professeure des universités au CNAM, chercheuse au laboratoire HT2S
Florence Jany-Catrice
Professeure d'économie à l'université de Lille, membre de la chairESS des Hauts-de-France
Thomas Lesueur
Commissaire général au développement durable
Michel Jezéquel
Directeur général de l’association Don-Bosco
Claire Thoury
Présidente du Mouvement associatif
Jérôme Voiturier
Directeur général de l’Uniopss
Philippe Forget
Musicien, compositeur, chef d'orchestre
Laurent Berger
Secrétaire général de la CFDT et initiateur du Pacte du pouvoir de vivre
Timothée Duverger
Maître de conférences associé à Sciences Po Bordeaux et responsable de la Chaire « Territoires de l’...
Stéphane Junique
Président du groupe VYV
Stéphane Le Teuff
Président de la Fédération française du bâtiment Bretagne
samedi 14 mai 2022
Roland Janvier
Administrateur de l'Uniopss Bretagne, président du comité régional du travail social de Bretagne
Robert Lafore
Professeur émérite de droit public, président du Conseil de Recherche et Prospective de l’Uniopss
Patricia Sitruk
Membre du Conseil de Recherche et Prospective de l'Uniopss
Éric Yapoudjian
Vice-président de l'Uniopss
Laurent Chambaud
Directeur de l'EHESP, Ecole des hautes études en santé publique
Carole Le Floch
Conseillère technique à l'IRTS Parmentier, personne qualifiée au titre de son savoir expérientiel su...

VENDREDI 13 mai 2022

 

1 Innovation, invention : de quoi parle-t-on ? 

> Les courants dominants tendent à valoriser aujourd’hui surtout le registre organisationnel de l’innovation, qui concerne les outils et méthodes de gestion des activités. Pourtant l’innovation peut aussi être appréhendée par le registre institutionnel, c’est-à-dire ce qui est « institué » par des normes, des valeurs, un projet collectif. L’étude de l’innovation est ancienne : les processus d’innovation ont été étudiés par Schumpeter dès les années 30, avec en arrière-plan les travaux de Durkheim et Weber sur le changement et la régulation dans le contexte de la société industrielle qui était la leur. Sans oublier la marque de conceptions issues de configurations sociales, économiques et politiques antérieures, il s’agit d’appréhender les enjeux de l’innovation dans l’époque présente. Après les expériences de la crise sanitaire, mais aussi de manière plus structurelle, comment les associations peuvent-elles mobiliser et valoriser leurs potentiels de contribution à de meilleures réponses, au plus près du terrain et même à bas bruit ? Comment peuvent-elles faire reconnaître ce qu’elles apportent avec leurs capacités à renouveler les rapports sociaux, faire évoluer les références collectives, contribuer à l’engagement pour une société plus inclusive et durable ?

Débat sur l’innovation associative et partage d’expériences innovantes repérées au sein du réseau Uniopss-Uriopss.

  • Marie-Laure Le Corre, directrice générale de l’association Gabriel Deshayes
  • Rémi Locquet, directeur de l’EHPAD HSTV Rennes St-Louis, Groupe Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve

Animation : Catherine Humbert, directrice de l’Uriopss Grand-Est

 

2 Les technologies de l'autonomie : quels usages pour quel accompagnement ?

> Les innovations technologiques pour l’accompagnement, le soin, le maintien de l’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap ne sont pas sans soulever de nombreuses questions, à la fois éthiques, économiques et sociales. Contribuent-elles à favoriser un espace de vie et un environnement accueillant et bénéfique au service du maintien de l’autonomie ? Permettent-elles une réelle amélioration des capacités des personnes ? Tendent-elles, à l’inverse, à déshumaniser l’accompagnement, à faire disparaître tout contact humain ? Autant de questions qui se posent et qui confrontent des enjeux parfois contradictoires mais souvent légitimes. Il s’agira ainsi d’apporter des éléments de réponse autour du développement inévitable de ces technologies dans une perspective de complémentarité et non de substitution au lien social.

  • Solenne Brugère, avocate au Barreau de Paris, fondatrice du cabinet « Ethics Avocats »
  • Sarah Cherruault, Présidente d’Auticiel
  • Estelle Peyrard, Responsable du TechLab, APF France Handicap

Animation : Chloé Blossier, conseillère technique Autonomie, Uniopss

 

3 Le renouvellement des pratiques associatives et l'intelligence collective : comment refaire association ?

> L’exigence des logiques de parcours conduit les associations à transformer leur rapport à l’environnement et, par ricochet, leur fonctionnement interne. L’évolution propre à chaque association ne prend réellement sens que dans le rapport à des dynamiques collectives, où s’éprouvent non seulement la capacité à proposer une organisation plus rationnelle, mais aussi la possibilité d’instituer un projet commun, sur un territoire. Autrement dit, la force de l’intelligence collective réside non seulement dans la mise en commun de capacités (expertise, organisation plus opérante des réponses, …), mais aussi dans la possibilité d’explorer ensemble de nouveaux champs, d’éprouver ce qui fait sens, à savoir un agir en commun et des valeurs partagées.
Débat autour des expériences capitalisées par l’Espace Recherche Prospective en lien avec les Uriopss PACA-Corse et Auvergne-Rhône-Alpes.

  • Bernard Caubere, président de l’Agence Solidarité Logement, co-fondateur et administrateur de l’association Les couleurs de l’accompagnement
  • Géraldine Meyer, directrice de l’Uriopss PACAC

Animation : Yves Darnaud, délégué général de l’Espace de Recherche et de Prospective

 

4 Virage numérique en santé : facilitateur de l'accès à la santé ou accélérateur des inégalités ?  

> Dans un contexte de crise sanitaire qui a considérablement augmenté l’usage et le développement d’outils numériques, comment ces derniers transforment-ils le système de santé et avec quels impacts pour les usagers ?
Comment peuvent-ils améliorer l’accès à la santé ? Quels apports et quelles limites pour les publics vulnérables et éloignés du système de santé ? À l’appui d’illustrations, notamment sur la téléconsultation en psychiatrie, il s’agira d’échanger sur les enjeux d’accès à la santé et de fractures numériques posés par le virage numérique de notre système de santé. Ce, dans un début d’année 2022, marquée par l’ouverture de l’Espace Numérique de Santé baptisé « Mon Espace Santé » pour chaque usager…

  • Docteur Marius Lupasco, Praticien Hospitalier, Référent en psychiatrie adulte Pôle Santé mentale Argoat, Fondation Bon Sauveur de Bégard (téléconsultations auprès d’un centre médico-psychologique de milieu rural)
  • Maryline Thomas Keravis, infirmière spécialisée en psychogériatrie, Fondation Bon Sauveur de Bégard (déploiement de téléconsultations en psychogériatrie)
  • Gérard Le Goff – représentant des usagers du système de santé – France Assos Santé Bretagne – référent sur le numérique en santé

Animation : Karine Pouchain-Grépinet, Conseillère nationale Santé, APF France handicap

 

5 De la précarité énergétique à la transition énergétique dans le logement 

> La transition énergétique s’impose de plus en plus dans le débat politique et se traduit, dans le domaine de l’habitat, par la question de la précarité énergétique pour les personnes.
L’Uniopss propose donc un atelier permettant de découvrir les SLIME, Services Locaux d’Intervention pour la Maîtrise de l’Énergie, pratiqués en Bretagne, identifiés par la Fondation Abbé Pierre, à l’initiative de certaines collectivités territoriales, et qui gagneraient à être essaimés ailleurs. Il s’agit d’une pratique d’aller-vers d’un chargé de visite, travailleur social ou intervenant énergie, se rendant au domicile du ménage en précarité énergétique pour diagnostiquer les problèmes d’habitat, d’énergie, sociaux et aiguiller celui-ci vers différents accompagnements (écogestes, maîtrise du budget, accès aux droits, travaux, relogement). Cet atelier sera également l’occasion de découvrir une bonne pratique déployée nationalement, « Mon logement et moi », innovation d’accompagnement collectif des personnes, y compris âgées, en précarité énergétique, imaginée par SOLIHA, à travers un jeu permettant de visualiser un meilleur usage énergétique du logement à partir d’une maquette en 3D.

  • Perig Goutteux, Adjoint au Directeur, Soliha Bretagne
  • Stéphane Martin, directeur de l’Agence Régionale de la Fondation Abbé Pierre Bretagne

Animation : Jeanne Dietrich, conseillère technique Hébergement-Logement, Uniopss

 

6 Gouvernance participative : un levier d'attractivité et de pérennité pour les associations 

> Réponse à un besoin et à une demande, la dynamique participative est un enjeu majeur d’évolution, d’attractivité et de pérennité pour les associations. Les modalités d’un élargissement de la démarche participative sont diverses et permettent de (re)donner du sens à l’action et la place de chacun dans les organisations et à inscrire les projets dans une démarche de qualité ; elles favorisent un engagement actif de toutes les parties prenantes de l’association (administrateurs, adhérents, salariés, personnes accompagnées, accueillies, aidants, partenaires). Ainsi, un certain nombre d’associations se lancent dans l’aventure, en mettant en place de la démocratie participative interrogeant la capacité des associations à réfléchir la place de chacun.
Une telle démarche nécessite finalement de s’intéresser à la juste partition des rôles, la reconnaissance et la responsabilité accordées à chacun. Dans cette perspective, questionner la gouvernance associative permet d’améliorer la mobilisation et la participation des acteurs, tout en engageant une nouvelle dynamique. Cet atelier sera l’occasion de présenter plusieurs projets et démarches de participation qui font évoluer les gouvernances et les pratiques d’associations et contribuent au développement et à la pérennisation de celles-ci.

  • André Guéguen, Président, association Kan Ar Mor
  • Gwenaëlle Guillou, Directrice, Foyer de vie Les Haliades à Audierne, association Kan Ar Mor

Une professionnelle et deux personnes accompagnées de l’association Kan Ar Mor :

  • Maryse Guillerme, Aide médico-psychologique, FV/FAM Les Haliades
  • Fernando Berlivet et Matthieu Lannibois, FV/FAM Les Haliades

Animation : Isabelle Léomant, conseillère technique Accompagnements, Acteurs et Parcours, Uniopss

 

7 Quelles ressources pour les jeunes ? De la nécessité de penser une véritable politique de jeunesse   

> Alors que les jeunes ont fait partie des principales victimes de la crise sanitaire qui a traversé notre pays, et que les associations de lutte contre la précarité n’ont eu de cesse de demander la mise en place d’un revenu pour les jeunes dès 18 ans sous conditions de ressources, le gouvernement a déployé en leur direction un programme d’aide à l’emploi assorti d’un revenu. Toutefois, malgré des dispositions intéressantes pour l’insertion et le soutien des jeunes précaires, ce dispositif, bien inférieur à l’ambition annoncée par le président de la République en juillet dernier, sous forme de « contrat donnant-donnant »   amène à s’interroger sur le modèle de protection sociale en direction des jeunes défendu. Cette aide représente-t-elle vraiment une évolution dans l’aide apportée aux jeunes ? Comment innover et développer une réelle politique de soutien et de protection sociale des jeunes précaires 

  • Tom Chevalier, chercheur au CNRS et affilié à Sciences Po
  • Tommy Veyrat, délégué général de l’Uncllaj

Animation : Manon Jullien, conseillère technique Lutte contre l’exclusion, Uniopss

 

8 Quelles innovations pour rendre l'Europe plus démocratique ?  

> Depuis plusieurs années, l’Union européenne, beaucoup plus que la France, met en place des dispositifs de consultation citoyenne et de concertation avec la société organisée. Grâce à ces consultations publiques, tout citoyen et toute organisation européenne peut donner son avis sur les politiques mises en œuvre et les législations de l’Union. Mais de quelle façon la Commission européenne tient-elle compte (ou non) des apports de la société civile dans l’élaboration des décisions en matière sociale ? Quelles barrières sont identifiées par le secteur associatif et comment les faire tomber ? Quel traitement des réponses de la société civile aux consultations de la Commission ? Et quel retour aux citoyens de ce qui a été fait à partir de leurs apports ? Enfin, comment faire en sorte que les associations soient mieux écoutées alors qu’elles ont des moyens plus limités que d’autres acteurs, notamment les entreprises lucratives ? Éléments de réponse dans cet atelier.

  • Michel Mercadié, Secrétaire d’EAPN France et ancien membre du bureau de SocialPlatform
  • Nicolas Sabatier, Conseiller du Directeur en charge de la stratégie opérationnelle, Conseil européen de l'innovation et Agence exécutive PME (EISMEA) – Commission européenne, Bruxelles

Animation : Jérôme Voiturier, directeur général de l’Uniopss

 

9 Le CRM comme outil d'innovation pour transformer votre relation adhérents, bénévoles et donateurs  

> Entre centralisation et partage des informations en interne, ciblage affiné, communication automatisée et personnalisée, digitalisation des échanges, entre autres, le CRM regorge de fonctionnalités plus efficientes les unes que les autres.

À travers cet atelier, découvrez comment un outil digital innovant permet à votre organisation de changer son approche relationnelle avec ses publics, qu’ils soient adhérents, bénévoles, ou donateurs, et ce, afin de toujours mieux les servir et d’augmenter leur engagement. Cet atelier sera illustré par des exemples concrets, enrichi du témoignage du réseau Uniopss-Uriopss et complété des meilleures pratiques de mise en place.

  • Stéphanie Gaillard et Thomas de Chevigny, Eudonet
  • Témoignage de Rebecca Bunlet, directrice de l’Uriopss Nouvelle-Aquitaine

 

10 La société inclusive par l'accès à la vie affective, intime et sexuelle  

> La construction d’une société inclusive doit permettre à l’ensemble des personnes en situation de handicap et des personnes âgées, l’accessibilité universelle à l’éducation, à l’emploi, à un logement, à la culture... Elle comprend, en outre, le droit à une vie affective, relationnelle, intime, amoureuse et sexuelle au même titre que l’ensemble des citoyens français et des citoyennes françaises. Ce déterminant de santé ne doit pas être négligé et constitue une condition pour assurer le bien-être physique, émotionnel, mental des personnes concernées.
Si la circulaire du 5 juillet 2021 rappelle le droit à la vie affective, intime et sexuelle des personnes en situation de handicap accompagnées par des ESSMS, rien n’existe pour les personnes âgées.  
Comment dépasser le tabou et faire avancer les pratiques professionnelles ? Comment réfléchir dans les établissements sur ce sujet ? Quelle autodétermination pour les personnes ? Le projet de vie personnalisé peut-il être un outil ?

  • Alexis Gannat, responsable de formation au CRéDAVIS, centre de recherche et d'études pour le droit et l'accès à la vie sexuelle
  • Véronique Lefebvre des Noëttes, psychiatre de la personne âgée et docteure en philosophie pratique et éthique médicale, chercheure associée LIPHA UPEC EA 7373, co-directeure du département de recherche éthique biomédicale au collège des Bernardins, CH Emile Roux
  • Claude Delpuech, membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE)
  • Témoignage de Jeanne, jeune femme atteinte de Trisomie 21

Animation : Mathilde Le Bihan, Responsable du service vie associative et formation des acteurs, Uriopss Hauts-de-France

 

11 Patient - usager - partenaire : levier d'une société inclusive ? 

> Derrière cette évolution du lexique, on assiste à un processus de transformation des politiques et des pratiques. Quelle place accorder à la parole des personnes accompagnées ? Leurs représentants ? Quelle(s) coopération(s) ? Comment décloisonner les secteurs sanitaires, médico-sociaux et sociaux ? Le modèle « Patient - Usager - Partenaire » est-il un levier de développement des associations ? Qu’en est-il vraiment de la mise en œuvre de la participation effective des usagers, patients, personnes accompagnées et leurs représentants au sein des associations ? Cet atelier, porté par l’Uriopss Bretagne et ses adhérents, sera l’occasion de partager des expériences développées sur le territoire breton et plus généralement de débattre des freins et leviers dans la construction d’une société inclusive.

  • Alexandre Berkesse, conseiller stratégique et gestionnaire exécutif du pôle européen, Centre d'excellence sur le partenariat avec les patients et le public
  • Gwenaëlle Lair, vice-présidente de l'Association Autisme Trégor-Goëlo
  • Jean -Yves Dereat, cadre supérieur de santé, pôle infanto-juvénile de la Fondation Bon Sauveur
  • Mathias Maurice, directeur général de l’Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve
  • Francine Laigle, présidente de la Commission des Usagers de l’Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve

Animation : Roland Ollivier, président de la Fondation Bon Sauveur, administrateur de l’Uriopss Bretagne et Nathalie Perret-Launay, directrice de l’Uriopss Bretagne

 

SAMEDI 14 mai 2022

 

12 Comment conjuger management associatif, développement durable et RSO ? 

> Le développement durable, au sens des 17 objectifs inscrits en septembre 2015 par l’ONU sur un agenda commun et dans une perspective universelle, constitue en principe un point d’ancrage naturel pour les projets des associations de solidarité. En effet ces objectifs de développement durable (ODD) sont une feuille de route pour éradiquer la pauvreté, assurer un travail décent à tous, garantir l’accès aux services fondamentaux (alimentation, santé, éducation), traiter les problématiques environnementales, lutter contre les inégalités. Ils traduisent ainsi un engagement des Nations à agir pour un développement durable, qui concerne bien plus que l’écologie et englobe aussi la vie des communautés humaines. Avec cet arrière-plan, la RSO peut être vue comme une modalité concrète pour s’engager dans les ODD, traduisant le choix d’une politique, qui sera déclinée dans la stratégie et dans la gestion. Finalement peut-elle, au-delà de l’application d’une norme opérationnalisable (la norme ISO 26000), à la fois traduire un engagement vis à vis de la société et constituer une réelle opportunité pour remobiliser toutes les composantes d’une organisation et permettre ainsi à un collectif de travail de trouver ou retrouver du sens à ses actions 

  • Philippe Besson, directeur général de l’AIMP Loire
  • Christine Chognot, Adjointe au directeur général de l’Uniopss et responsable de la Mission de Recherche et Prospective

Animation : Natalia Breysse, directrice de l’Uriopss Auvergne-Rhône-Alpes

 

13 Association et/ou entreprise sociale ? 

> L’avancée de l’entreprise sociale est un phénomène complexe et ambivalent : certes, de nombreuses opportunités sont associées à la mise en avant d’une forme d’entrepreneuriat prenant en compte les questions sociales, se démarquant ainsi de l’entrepreneuriat tourné d’abord vers le profit. Mais dans le même temps, certaines conceptions de l’entrepreneuriat social occultent toute dimension socio-politique aux porteurs d’une activité économique. Ces recompositions de l’entrepreneuriat sont à situer dans le contexte de phénomènes plus généraux, comme l’implantation du nouveau management public au sein de l’État ou l’extension des référentiels marchands à des composantes de plus en plus larges de la société.

  • Des représentant.e.s du Conseil de Recherche et Prospective (CRP) de l’Uniopss
  • Robert Lafore, professeur de droit public à Sciences Po Bordeaux, président du CRP
  • Sébastien Poulet-Goffard, La Compagnie Générale des Autres

 

14 L’évaluation de l'impact social et les associations 

> La question de l’analyse de l’utilité sociale n’est pas nouvelle : elle s’est invitée de longue date au débat de l’évaluation des politiques publiques ou du rôle des entreprises.
À chaque époque correspondent des modes et des mots-clés - évaluation d’utilité sociale, mesure d’impact social,… - traduisant des enjeux qui se recomposent en fonction des contextes dans lesquels ils s’inscrivent. Actuellement, l’une des questions critiques est celle d’une capacité à appréhender les problématiques sociales pour elles-mêmes et non comme subsidiaires aux problématiques économiques. Malgré la diffusion extensive des référentiels managériaux et marchands, dans les entreprises comme dans les politiques publiques, il est possible de développer des approches alternatives permettant de valoriser des démarches collectives, des effets agrégés, des processus longs, des dynamiques territoriales… Des expériences intéressantes sont menées à ce sujet dans les associations, notamment à l’occasion des démarches qu’elles initient sur la question de leur utilité sociale. Regards croisés à partir des expériences menées par les Uriopss Hauts-de-France et Pays-de-la Loire.

  • Salomé Lenglet, chargée de mission, Uriopss Hauts-de-France
  • Cathy Bellec, conseillère technique, Uriopss des Pays-de-la-Loire
  • Marion Boinot, déléguée générale adjointe, Le Mouvement associatif
  • Christophe Vernier, Secrétaire général de la Fondation du Crédit Coopératif

 

15 Quelles dynamiques partenariales pour favoriser l'inclusion des enfants en situation de handicap ?

> Aujourd’hui, la majorité des enfants en situation de handicap de moins de trois ans sont gardés exclusivement par leurs parents. Pourtant, l’accueil des enfants en situation de handicap au sein de crèches, auprès d’assistants maternels ou garde à domicile présente de nombreux avantages pour les enfants et leur famille. Favorisant la socialisation des enfants, il permet également de changer dès le plus jeune âge le regard porté sur le handicap. Le développement de l’accueil de jeunes enfants en situation de handicap est aussi un levier pour l’activité socio-professionnelle de leurs parents. Selon l’étude Geste, les professionnels de la petite enfance ont très peu de relations, voire une méconnaissance des acteurs du secteur du handicap. L’atelier proposé par l’Uniopss sera l’occasion d’étudier comment les acteurs du secteur du handicap et de la petite enfance peuvent travailler ensemble au niveau local pour développer l’accueil inclusif des enfants de moins de 3 ans. Il s’intéressera également aux freins que les parents, les professionnels et les acteurs institutionnels peuvent rencontrer pour cet accueil et fera état des bonnes pratiques menées sur certains territoires. L’objectif étant de dresser des recommandations sur les partenariats et initiatives innovantes à développer sur les territoires pour favoriser cet accueil.

  • Dominique Ducroc-Accaoui, conseillère en politiques sociales et familiales de la CNAF
  • Carole Ferron, Éducatrice spécialisée, chargée de mission au Pôle Ressources Handicap 35, Association Ar Roc’h
  • Maÿlis Riou, Psychomotricienne, chargée de mission au Pôle Ressources Handicap 35, Association Ar Roc’h

Animation : Jérôme Voiturier, directeur général de l’Uniopss

 

16 L’universalisation de la protection de l'enfance en France : Pour un monde plus inclusif - Pour un droit à l'avenir ! 

> Comment penser l’autonomie, la pleine citoyenneté, la sécurisation des parcours, alors même que la question de l’universalisme n’est pas pensée dans la politique de protection de l’enfant ? Ceci est en contradiction avec l’objectif que ces enfants et jeunes deviennent tous autonomes à la sortie du dispositif (18-21ans)  et que la sécurisation des parcours reste à être effective.

  • Katy Lemoigne, vice-présidente de l’Uriopss Pays-de-la-Loire
  • Christophe Daadouch, Juriste, formateur dans les collectivités territoriales et dans les écoles de travail social

Animation : Sandrine Dautigny, Responsable du secteur Enfance Jeunesse Famille, Uriopss Hauts-de-France

 

 

18 Santé mentale et psychiatrie : focus sur des pratiques orientées vers l'inclusion sociale et le rétablissement 

> Les enjeux de la santé mentale et de la psychiatrie ont été exposés lors des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie en septembre dernier. La crise Covid a accentué les besoins en santé mentale et démontré l’insuffisance des réponses. Quelles coopérations entre les acteurs du soin et de l’accompagnement social et médico-social pour répondre aux besoins des personnes ? Cet atelier propose un focus sur des réponses apportées sur les territoires à travers deux témoignages de pratiques et organisations orientées vers l’inclusion sociale et le rétablissement.
Intervenant.e.s :

  • Laurent Defromont, psychiatre, responsable du pôle de santé mentale 59G21 (communes de l'agglomération lilloise)

Animation : Jean-Luc Brière, président du groupe de concertation santé mentale de l'Uniopss

 

19 Le numérique : un levier pour les parcours en établissements et services sociaux et médico-sociaux ? 

> La feuille de route gouvernementale de 2019 « Virage numérique en santé » intègre la mise en œuvre d’outils et services numériques qui visent à faciliter et fluidifier le partage et l’échange de données de santé et de l’accompagnement social et médico-social pour une meilleure coordination des acteurs autour du parcours des personnes.

Intégré à la feuille de route, le Programme ESMS numérique accompagne financièrement les projets de déploiement ou de mise en conformité du Dossier Usager Informatisé (DUI) au sein des ESMS. Celui-ci a pris de l’ampleur dans le cadre du  Ségur de la santé, avec une enveloppe dédiée aux ESSMS de 600 millions d’euros sur 5 ans.

En quoi le numérique et les systèmes d’information peuvent-ils améliorer le quotidien des professionnels et le parcours des usagers en ESMS ? A quoi sert un Dossier Usager Informatisé ? Comment se saisir de l’opportunité du Programme ESMS numérique ? Quels enseignements peut-on tirer des deux premières vagues d’appels à projet de 2021 et quels sont les pré-requis et points d’attention pour se lancer dans un projet de DUI ?

Ce forum découverte propose d’apporter des éléments de réponses, notamment à travers deux exemples d’accompagnement des acteurs en région.

  • Marine Réquillart, Adjointe à la direction chargée du développement et des mutations de l’Uriopss Hauts-de-France, en charge de la coordination du Collectif SI social et médico-social Hauts-de-France
  • Lionel Guerret, conseiller technique de l’Uriopss Auvergne-Rhône-Alpes, administrateur de l’association SIP-ESMS et membre du collectif SI social et médico-social Auvergne-Rhône-Alpes

 

20 Et si on mettait la QVT en "jeu" ensemble ? 

> Après une présentation synthétique des enseignements issus du cluster QVT piloté par l’Uriopss Occitanie, mis en perspective avec les enjeux de la transformation et de l’attractivité des métiers, nous proposons aux personnes présentes de naviguer dans le mur numérique QVT. Vous serez ensuite invités à tester un de ces outils pédagogiques : le « pré diagnostic image ». Conçu pour libérer la parole des équipes autour de la QVT, il permet aux encadrants d’initier la démarche dans un cadre paritaire, ludique et convivial.

Animation : Laëtitia Courtin, conseillère technique Droit social - Ressources humaines et Nam Phuong Lacroix, conseillère technique Projet, Évaluation, Qualité (Uriopss Occitanie)